Le torse nu, un bras pendant sur le bord de son lit, une couverture sur ses hanches, la respiration lente, dormait Mickaël Fujisu. Il était encore paisible, il semblait doux. Il était beau à regarder. Mais, quelques instants plus tard, un bruit aigu et puissant le tira de son sommeil : le réveil. Mickaël grogna, frappa le réveil de sa main droite et se redressa, passant ses mains dans ses cheveux. Il se trouvait dans une immense chambre de son chateau personnel. Celle ci était la plus grande et la plus belle : la sienne. Il se leva de son lit, fesant tomber la couverture de sur ses jambes. Il ne portait rien. Il se dirigea vers son placard à vêtements, plus grand que la plupart des chambres, et prit un pegnoir. Il l'enfila et decendit dans l'immense cuisine. Un homme de ménage passa devant lui en lui disant bonjour et il lui demanda ce qu'il souhaitait manger. Mickaël referma son pegnoir et passa "commande". Quelques minutes plus tard, il mangeait un copieux petit déjeuner, et remontait dans sa chambre. Il regarda ces habits et choisit un costume chic de grand couturier. Une chemise blanche, une veste, un pantalon et une cravate noire. Aujourd'hui, il ne fallait pas qu'il laisse entrevoir son torse musclé, il devait attacher sa cravate correctement, aujourd'hui, il allait dans l'établissement où il enseignerait bientôt l'anglais. Il allait y préparer ses cours.
Il traversa l'immense propriété avec une voiture de golf et arriva devant un grand portail. Là, l'attendait une de ses nombreuses voitures qu'un chauffeur lui avait avancé. C'était un très bon choix : pas trop grande, ni trop petite, elle témoignait d'une grande richesse, sans en faire trop. C'était une ferrari rouge avec des flammes la traversant, d'un dégradé allant du rouge au jaune, du bas vers le haut. Il monta du côté du conducteur en faisant un signe de tête à son serviteur. Le moteur démarra et la voiture roula le long d'une allée. Il allait à toute vitesse, beaucoup plus vite que la loi ne lui autorisait, mais il s'en moquait. Très vite, il arriva devant un grand établissement, en ralentissant un peu. Il se garra sur le parking et descendit de sa voiture. Tout les regards étaient tournés vers lui. Il aimait beaucoup ça, il se sentait populaire, désirable, désiré. Il traversa le parking, faisant rouler ses clefs autour de son doight, et résistant à l'envie de tirer sur son col pour l'ouvrir à la vue de tous. Il posa sa main sur la porte d'entrée et arriva dans le hall.